La Robotop n’aime pas les fakes news…

Posté le : 11 octobre 2021

La Robotop n’aime pas les fakes news…

Suite au référencement d’Il faut flinguer Ramirez | Acte 3, annoncé pour le 1er octobre 2021, l’auteur s’est exprimé sur sa page Facebook sur les coulisses et les attentes autour de la série.


Nicolas Petrimaux, le 1er octobre 2021.
( Message original : https://tinyurl.com/w2wf8h7s )

Hello !
Le premier octobre, c’est NOW… et j’imagine qu’il y aura des déçu.e.s suite au référencement depuis plusieurs mois d’IFFR3 sur plusieurs plateformes. (Amazon, Cultura et d’autres….)

Oui, car le titre était sensé (selon eux) sortir aujourd’hui. Oui mais voilà, moi, Nicolas Johnny Mc Petrimaux, l’auteur d’Il faut flinguer Ramirez, je dois rétablir la vérité et même tenter de calmer un peu les pronostics sur la sortie de cet acte final. Cher.e.s lecteurices, à ce jour, voilà ce que je suis en mesure de dire :

– Je n’ai pas encore commencé à travailler sur l’album. –

• Pour ceux et celles qui se diront : « Ok, ils ont sorti le tome 1, en 2018, le tome 2 en 2020… j’pose mon billet pour fin 2022 » – Holà Pendejos ! Reprenez vite votre argent.

• Pour ceux et celles qui essayent de multiplier le temps que je mets à faire une page par la pagination du tome 2, puis de diviser ce résultat par le nombre de jour qu’une semaine comporte (là encore, on aura deux écoles, ceux et celles qui divisent par 5, et ceux et celles qui divisent par 7), vous pourriez alors tomber quelque part en 2023… sauf que l’acte 3 ne comportera pas 192 pages, du coup le calcul est niqué. Et PIF !

Pour mettre un peu les choses à plat, je tenais à m’exprimer sur un certain nombre de points concernant la série et ma façon de la concevoir.

Bien évidemment je suis très heureux d’avoir touché un public bien plus large que ce que j’aurais pu imaginer, mais je n’étais clairement pas préparé à une telle «attente» sur les tomes sivants. Suite au succès de l’acte 1, j’ai fait le maximum pour délivrer un acte 2 le plus rapidement possible sans faire aucune concession sur la qualité du bouquin. Je pense avoir réussi ce pari, mais la facture à l’arrivée était un peu salée, voir amère… J’ai en quelque sorte atteint une limite que je ne souhaite clairement plus franchir. Je ne regrette pas non plus de l’avoir fait comme cela, et j’espère que cela aura pu installer une certaine confiance aux yeux des personnes qui suivent de la série.

Certains.es l’auront sans doute relevé, mais derrière les aventures du meilleur expert en aspirateur de tous les temps, se dessine une vision « légèrement » critique sur notre monde, nos modes de consommations excessives etc… À tel point qu’on en oublierait presque que les albums d’Il faut flinguer Ramirez sont eux aussi, des produits de consommations. Si on prend un peu de recul vis à vis de ça, de nos comportements, de Netflix, Amazon, OCS et j’en passe… c’est de voir à quel point nos attentes deviennent de plus en plus strictes, et que nos façons de consommer ces produits sont devenues un peu folle. On dévore, on bouffe, on « binge », on regarde en x1,5.

>>> Là, c’est le moment « vieux con ». Je ne vais pas balancer une vérité pour tous, mais simplement une réflexion personnelle : bien qu’il y ait une quantité de création monumentale autour de moi, je ne peux pas, et ne veux pas consommer de cette façon. Je préfère rater des choses, mais être « là » au moment où mon attention se portent sur elles…

… Et la logique est la suivante : j’essaye de concevoir un produit qui correspond à ma vision des choses. Je fais de la bande dessinée car c’est mon rêve de gosse. j’ai été époustouflé à différent moment de ma vie par des récits comme Akira, La Quête de l’oiseau du temps, Scalped… J’ai compris au fil du temps que la BD était un espace de liberté immense, et que cela induisait une certaine responsabilité de ceux et celles qui les font. J’ai toujours considéré que – du moment où mon nom allait être imprimé sur un support, à côté d’un code barre – il fallait que ça en vaille la peine, et que je m’arrache à chaque fois pour faire du mieux possible. Donner le meilleur de moi.

Pourquoi je raconte tout ça ? C’est juste pour vous dire qu’à ce stade, énormément d’options s’offrent à moi : basculer sur d’autres projets, d’autres propositions, essayer d’augmenter le nombre d’albums, essayer d’accélérer les parutions en mettant une ou deux personnes en plus sur le projet…

Voici l’option que j’ai choisi : faire ce dernier acte, du mieux que je pourrai, de la même manière que les deux premiers et si j’en ai les moyens, d’essayer de surprendre les fans de la série sans les trahir.

J’ai conscience d’une chose, c’est que les ventes d’IFFR en ont fait une série de type « blockbuster ». Et très vite, on associe ça à : plein d’oseilles, des moyens de ouf, la grosse machine / pompe à fric, nananinananin. La réalité, c’est que derrière cette image un peu facile due aussi à l’emballage (que j’assume) et à la communication qui va dans le même sens, il n’y a finalement qu’une petite poignée de personnes au sein des équipes de Glénat avec qui nous essayons de faire évoluer la série de façon cohérente et raisonnée. Aujourd’hui, nous sommes 4 « têtes pensantes » (moi, deux éditeurs et une responsable marketing) à travailler sur la trajectoire du projet, et nous sollicitons les avis des différents départements lorsque cela nous parait nécessaire. Aussi nombreuses soient elles, j’essaye de faire parti de chacune des discutions pour m’assurer que les messages qui seront en tête de gondole à la Fnac, Cultura etc… ne prennent personne pour des jambons, et que le produit soit vendu pour ce qu’il est, et non ce qu’il n’est pas. Si vous voyez une video, un visuel officiel sur le net, ou sur la vitrine d’un libraire, sachez qu’il y a 99% de chance qu’il sorte de ma bécane. Depuis 3 ans, j’entends souvent ce refrain « Mais pourquoi tu fais ça, c’est le taff de l’éditeur… » et ma réponse est simple : Oui, c’est vrai en parti, mais j’ai ENVIE d’être avec mon éditeur pour parler de mon bouquin, de ma création. J’ai envie que le petit message à la con qui figurera sur la PLV soit le miens, et qu’il soit maquetté à ma manière pour que les lecteurices decident de passer en caisse avec le bouquin (ou non) sans se tromper sur la marchandise. Accompagner la série de cette façon me demande beaucoup d’énergie, et me prend du temps. Du temps que je ne passe pas à travailler sur l’album en lui même. Mais cela fait partie de l’univers que j’essaye de bâtir. Un acte d’Il faut flinguer Ramirez, ce n’est pas simplement des pages de bandes dessinées, c’est un ensemble de choses, et certaines sortent du cadre de l’album papier. Au final, j’ai l’impression que cet effort paye, car je lis des centaines de messages via le site officiel de personnes qui ont aimé et apprécié cette façon de raconter / communiquer.

Pour clore ce long post, je voulais simplement dire avec transparence et sincérité ceci :

Je vous le jure, sur la tête de mes 23kg de patates fièrement récoltées cette année, que j’ignore combien de temps cela me prendra pour accomplir ce que j’ai en tête et pour mener à bien cette histoire d’aspirateur, mais je ne travaillerai sur rien d’autre jusqu’à ce que le récit ne soit complet et publié. L’attente va être longue, c’est certain, ça va raller, ça va chouiner un peu, ça va dire des conneries sur les forums… mais peu importe, car cher.e.s ami.e.s, [Breaking news]… les trucs bien fait, ça prend du temps.

Comptez sur moi pour le prendre.

Merci de votre confiance !
❤

 
 



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